Un accompagnement psychologique intégratif
Introduction
Je pratique l'hypnothérapie ericksonienne, et la Thérapie par Activation de Conscience, des approches thérapeutiques à part entière. J'accompagne aussi des adultes, des adolescents et des enfants dans un suivi psychologique au long cours, quand la situation le demande : une période de vie difficile, un épuisement, une relation qui fait souffrir, une anxiété installée.
Ma façon de travailler repose sur une conviction partagée aujourd'hui par une grande partie de la recherche en psychologie : aucune école ne détient seule la bonne réponse. Ce qui aide, c'est une relation de confiance solide et une approche choisie pour vous, pas l'inverse.
D'où vient cette approche
L'histoire de la psychologie clinique est une suite de découvertes, mais aussi d'erreurs corrigées.
1882, la Salpêtrière. Jean-Martin Charcot fait entrer l'hypnose à l'Académie des sciences comme objet d'étude. Il se trompe pourtant sur l'essentiel : il y voit un symptôme de l'hystérie.
1886, Nancy. Hippolyte Bernheim montre l'inverse : la suggestion est un phénomène normal, présent chez chacun. C'est lui qui avait raison, et c'est sur cette idée que repose l'hypnose thérapeutique moderne.
1889, Pierre Janet. Élève de Charcot, il décrit la dissociation et la façon dont certains souvenirs restent « séparés » du reste de la mémoire. Ses travaux sont toujours une référence dans la clinique du traumatisme.
Le XXe siècle des écoles. Freud, passé par la Salpêtrière, abandonne l'hypnose et fonde la psychanalyse. Suivront les approches comportementales et cognitives, l'approche humaniste de Carl Rogers centrée sur la relation, l'analyse transactionnelle d'Éric Berne, puis Milton H. Erickson et l'école de Palo Alto, qui renouvellent l'hypnose et ouvrent la voie aux thérapies brèves. En France, l'hypnose clinique poursuit son évolution avec les Thérapies d'Activation de Conscience (TAC), développées notamment par le Dr Jean Becchio et pratiquées aujourd'hui dans plusieurs services hospitaliers.
Aujourd'hui, l'intégration. Les études comparant les approches convergent sur un point : la qualité de l'alliance entre la personne et le praticien est l'un des facteurs les plus constants de l'amélioration, quelle que soit la méthode (Wampold, World Psychiatry, 2015 ; Flückiger et al., Psychotherapy, 2018). Elles montrent aussi que certaines approches conviennent mieux que d'autres à certaines difficultés. L'approche intégrative tire les deux leçons : une relation solide comme socle, et une démarche ajustée à votre situation.
Concrètement, comment je travaille
Le premier rendez-vous est un temps d'écoute et d'état des lieux. Nous prenons le temps de comprendre ce qui vous amène, votre histoire, votre contexte de vie et ce que vous attendez. Nous définissons ensemble un cadre : rythme des séances, objectifs, façon de faire le point.
La relation d'aide est le socle. Écoute active, reformulation, attention à ce qui se dit et à ce qui ne se dit pas. C'est dans cet espace sécurisant que le changement devient possible.
Trois approches complémentaires. Selon votre situation, je m'appuie sur l'hypnothérapie ericksonienne, sur les Thérapies d'Activation de Conscience (TAC) et sur la relation d'aide enrichie de l'analyse transactionnelle, qui éclaire les schémas relationnels qui se répètent. Quand je reçois des enfants et des adolescents, j'intègre une lecture de leur développement et de leur environnement familial.
Votre ressenti guide le suivi. En début de séance, vous indiquez en une minute comment vous allez, sur quatre échelles simples : votre bien-être personnel, vos relations proches, votre vie sociale et professionnelle, votre état général. Cet outil, l'ORS (Outcome Rating Scale, Miller et Duncan), existe aussi en version adaptée aux enfants. Il nous permet de voir ensemble, séance après séance, ce qui avance et ce qu'il faut ajuster. La recherche montre que ce retour régulier améliore le suivi, en particulier quand les choses n'évoluent pas comme prévu (Lambert et Shimokawa, Psychotherapy, 2011).
Je travaille en réseau dans le cadre de la confidentialité partagée. Quand une situation relève d'un médecin, d'un psychiatre, d'un psychologue ou d’un neuro-psychologue, je vous oriente, et je peux travailler en lien avec eux si vous le souhaitez. Mon accompagnement s'inscrit en complément d'un suivi médical, jamais à sa place. Ma formation de Secouriste en Santé Mentale (PSSM France) et mon engagement au sein de la CRSA-ARS Normandie s'inscrivent dans cette exigence.
Trois champs dans lesquels j'interviens entre autres
La souffrance au travail

Pression continue, perte de sens, conflits, sentiment de ne plus y arriver : le travail est aujourd'hui l'une des premières raisons de consulter. L'Organisation mondiale de la santé reconnaît le burn-out comme un phénomène lié au travail, résultant d'un stress chronique qui n'a pas pu être géré avec succès. Je reçois des salariés, des cadres, des indépendants et des soignants pour comprendre ce qui se joue, retrouver des marges de manœuvre et, quand c'est nécessaire, préparer un retour ou une transition dans de bonnes conditions.
Les professionnels sous tension : La Méthode HAVIVRA
Soignants, urgentistes, forces de l'ordre, thérapeutes, managers : certains métiers exposent chaque jour à des situations à forte charge émotionnelle. Ces professionnels apprennent rarement à réguler ce que leur métier leur fait vivre. J'ai conçu la méthode HAVIVRA pour cela : une formation d'autorégulation émotionnelle qui transmet des repères simples, utilisables sur le terrain, pour mieux traverser les moments de tension et récupérer après. Elle s'appuie sur ce que l'on sait aujourd'hui du stress et de la régulation du système nerveux, et sur mon expérience clinique auprès de professionnels en difficulté.

Apprendre à apprendre : La Méthode RÉCAP

L'école transmet des connaissances avec beaucoup d'exigence. Depuis le décret n° 2015-372 du 31 mars 2015, le socle commun de connaissances, de compétences et de culture consacre même un domaine entier aux « méthodes et outils pour apprendre ». L'intention est la bonne. Mais ce domaine est transversal : il relève de toutes les disciplines, sans horaire dédié ni progression clairement définie. Dans les faits, chaque enseignant y consacre le temps que lui laisse son programme, et la plupart des élèves construisent leurs méthodes seuls.
Le résultat est connu : relire, surligner, recopier restent les façons de réviser les plus répandues, y compris chez les étudiants (Karpicke, Butler et Roediger, Memory, 2009). Ce sont aussi parmi les moins efficaces. La recherche en sciences cognitives a identifié des stratégies nettement plus performantes, comme se tester soi-même ou espacer les révisions dans le temps (Dunlosky et al., Psychological Science in the Public Interest, 2013).
Et l'essentiel des révisions se passe à la maison, là où les parents veulent aider sans toujours savoir comment. C'est ce chaînon manquant que RECAP vient compléter. RECAP transmet aux enfants, aux adolescents et à leurs parents les stratégies d'apprentissage les mieux établies par la recherche, sous forme de gestes concrets, utilisables dès le soir même, à la table des devoirs. L'école apporte les connaissances, RECAP apporte la façon de les apprendre.
Références
- Bernheim, H. (1886). De la suggestion et de ses applications à la thérapeutique. Paris : Doin.
- Janet, P. (1889). L'automatisme psychologique. Paris : Alcan.
- Wampold, B. E. (2015). How important are the common factors in psychotherapy? An update. World Psychiatry, 14(3), 270-277.
- Flückiger, C., Del Re, A. C., Wampold, B. E., & Horvath, A. O. (2018). The alliance in adult psychotherapy: A meta-analytic synthesis. Psychotherapy, 55(4), 316-340.
- Miller, S. D., Duncan, B. L., Brown, J., Sparks, J. A., & Claud, D. A. (2003). The Outcome Rating Scale. Journal of Brief Therapy, 2(2), 91-100.
- Lambert, M. J., & Shimokawa, K. (2011). Collecting client feedback. Psychotherapy, 48(1), 72-79.
- Karpicke, J. D., Butler, A. C., & Roediger, H. L. (2009). Metacognitive strategies in student learning. Memory, 17(4), 471-479.
- Dunlosky, J., Rawson, K. A., Marsh, E. J., Nathan, M. J., & Willingham, D. T. (2013). Improving students' learning with effective learning techniques. Psychological Science in the Public Interest, 14(1), 4-58.
- Décret n° 2015-372 du 31 mars 2015 relatif au socle commun de connaissances, de compétences et de culture.
- Organisation mondiale de la santé (2019). Burn-out, un « phénomène lié au travail » : CIM-11.